Les médias tiennent compte de #Armenia

Il n’est pas fréquent que les Azerbaïdjanais soient agréablement surpris par les reportages des médias sur la question du Haut-Karabakh. C’est pourtant ce que la récente interview de la BBC avec le ministre arménien des Affaires étrangères, M. Zohrab Mnatsakanyan, a eu précisément avec HardTalk – écrit Tale Heydarov.

Pour la première fois de mémoire, un acteur clé dans les principaux médias a mis en avant des faits juridiques plutôt que des conjectures partisanes concernant le conflit non résolu entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Je ne me souviens pas d'une époque où un représentant du gouvernement arménien était tellement confronté à des faits juridiques incontestables, à savoir que le Haut-Karabakh est un territoire internationalement reconnu de l'Azerbaïdjan et que son occupation par l'Arménie demeure, à ce jour, en violation de quatre Résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Il a été demandé à plusieurs reprises à M. Mnatsakanyan de reconnaître les violations des droits de l'homme et les crimes de guerre commis par les forces militaires arméniennes, tels que reconnus par l'ONU et Human Rights Watch. Il a refusé. Les récentes déclarations belliqueuses du Premier Ministre arménien, Nikol Pashinyan, démontrent clairement l’intransigeance de la position actuelle de l’Arménie.

Il y a toutefois eu un certain nombre d'omissions lors de la référence au conflit. Il faut reconnaître que le conflit n’est pas «dans l’impasse». Il y a en fait des victimes de tireurs d'élite tous les jours. Au cours du programme, HardTalk Le présentateur Stephen Sackur a cité la statistique alarmante selon laquelle les forces arméniennes avaient violé le cessez-le-feu plus de 20 fois en une journée.

Il convient également de rappeler que l’occupation militaire ne s’étend pas uniquement au territoire du Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan. Sept districts environnants restent également sous occupation militaire arménienne, ce qui représente près de 20% du territoire de l’Azerbaïdjan.

M. Mnatsakanyan n'a pas non plus été remis en cause lorsqu'il a parlé de la sécurité des 150 000 habitants du Nagorno-Karabakh. La grande majorité des habitants du Karabakh a été réinstallée sur le territoire par le gouvernement arménien pour renforcer artificiellement la population locale.

De manière surprenante, il n’a pas non plus été fait mention d’un million de personnes déplacées à l’intérieur de l’Azerbaïdjan et de réfugiés qui demeurent les principales victimes de la politique de nettoyage ethnique menée par les forces d’occupation. Cela fait partie des taux de déplacement par habitant les plus élevés au monde. Cette tragédie humaine a eu un impact profond, à la fois économique et social, sur l’Azerbaïdjan et ses habitants.

Enfin, M. Mnatsakanyan a qualifié à plusieurs reprises le Haut-Karabakh, sans contestation, de pays à structure politique. Il convient de noter que le Haut-Karabakh n’est reconnu par aucun État membre des Nations Unies, y compris l’Arménie.

Les appels à une «nouvelle imagination» pour résoudre ce problème de longue date sont grandement appréciés et nécessaires. Je souhaite que tous les médias aient été aussi impartiaux dans leurs reportages sur cette question. Alors peut-être que les réalités sur le terrain seraient vraiment mises au jour et qu'un nouvel élan serait trouvé, via la communauté internationale, pour mettre fin à cette occupation en cours.

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Catégorie: Une page d'accueil, Arménie, Azerbaïdjan

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